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VOYAGE

Le beaupré.

Fallait bien, après le choix des hublots de poupe, trouver quelque chose dans le style pour la proue. Pourquoi pas un mât de beaupré, sur charnière bien sûr pour limiter les frais de port. La machine se remet en route pour ce nouveau projet, angles, longueurs, matériaux, fixations…..Je rassemble d’abord quelques espars qui trainaient par là, du bois, de l’alu…..et c’est le bois qui l’emporte, un beau mât en train de vieillir doucement sur un vieux bateau en bois, abandonné depuis de longues années et qui n’attend plus que la tronçonneuse pour en finir une bonne fois pour toutes de cette vie passée et qui ne reviendra plus pour lui. Comme un vautour affamé je m’attaque au beaupré, puis au guindeau, puis aux bômes à enrouleur d’un autre age, quelques pièces à gauche ou à droite, comme pour les vautours la frénésie s’empare de moi, voir toutes ces reliques partir au démolissage me rend triste et j’emporte tout ce que je peux emporter. Beaucoup trop bien sûr, mais certaines choses serviront peut-être à d’autres. Il suffit parfois de montrer de l’intérêt pour quelque chose pour que les gens s’y intéressent.

Sur ces photos le mât n’est pas dans sa position définitive, il doit venir un peu plus à l’horizontale mais à moins de découper le toit du conténaire….

Je prépare donc une belle charnière en inox et je m’aperçois que cette charnière me laisse une belle surface pour y mettre par exemple une figure de proue. Il y a juste en plein milieu un trou mal placé,……sauf pour Polyphème.